Le Personnage

En deuxième session, les élèves commencent à étudier le corps humain, les proportions de celui-ci, les différentes proportions dites  »canons » en fonction de ce qu’ils veulent apprendre. En effet, le canon dit « de mode » n’est pas le même que pour le dessin dit  »classique ». En général, nous étudions à titre indicatif tous les canons.

Vous apprenez l’ossature, la musculature, ensuite vient l’étude de ce que l’on appelle des morceaux (le nez, la bouche, les sourcils, les cheveux, et bien entendu, les différentes formes du visage), mais aussi les expressions de celui-ci (le rire, la peine, etc.), puis vient l’étude du corps (jambes, bras, buste, mains, pieds).

Vous prolongerez cette étude par l’étude des vêtements et des accessoires, mais aussi des différentes matières qui constituent notre garde-robes et accessoires, sacs à mains, ceintures, foulards, etc.

Tout ce travail en amont contribue à la bonne exécution et à la bonne compréhension du dessin et garantit une plus grande aisance d’exécution pour la mise en pratique.

Tous les êtres humains sont dits  »pareils  » mais tous différents. Que l’on soit jeune ou vieux, nous avons des spécificités qui font que nous ne pouvons pas nous exprimer de la même façon. En effet, comme exemple simple, un jeune n’aura pas de rides alors qu’une personne âgée en aura.

Toute cette étude est accompagnée d’exercices, mais aussi de croquis sur ce que l’on appelle des croquis d’après nature, c’est-à-dire  » des personnages existants réellement ». C’est pour cette raison qu’il est organisé, dans la mesure du possible, des promenades accompagnées. Lors de ces sorties, les élèves réalisent des croquis d’après des personnes réelles lors de sorties organisées autour, par exemple, d’un marché local ou autres.

Le Portrait

Dans le cadre de l’apprentissage d’exécution de portraits, les élèves font plusieurs exercices leur demandant d’exécuter des portraits de personnages différents, de divers âges, dont les expressions du visage diffèrent afin de développer non seulement leur observation des différentes expressions du visage, mais aussi leurs sensibilités à celle-ci.

De cette façon, ils sont capables par la suite de traduire sur le papier des émotions, des situations, qui pourront leur servir lors d’exercices plus poussés, qui leur demandera de mettre en scène des moments de vie de personnages, soit réels ou imaginaires.

Tout ce travail contribue au bon développement de traduction sur le papier de scène de vie, qu’un bon dessinateur veut et peut vouloir exprimer.

La prise de conscience des diverses expressions qu’un être humain peut avoir, prend alors tout son sens et c’est cette observation poussée qui fera d’un dessinateur, un bon exécutant. Quant à l’observateur, il pourra, de son côté, comprendre ce qu’il y a à traduire de l’observation d’un dessin ou d’une toile en regardant celui-ci.